Opération Cigogne

Quand deux femmes tentent l'aventure et veulent devenir mamans.

28 juin 2009

Elle est arrivée...

bbC'est avec un immense plaisir...et une émotion toute particulière que nous vous annonçons l'arrivée peu avant minuit hier soir de minipeanut dans les bras de ses mamans cawet et chériecawet !!

Elle porte le doux prénom d'Emilie.

 On a évidemment hâte de voir sa bouille !!!!

Bravo les mamans : on pense fort à vous...

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12 février 2009

Ik mis de Belgen*

Notre retour au boulot s'est bien passé. Si j'ai fait face à des questions plutôt étranges ("ça va mieux ta gastro ?", "t'as fait une rechute de ta bronchite" ?), je ne les ai pas fuies, j'ai répondu sincèrement que non, je n'avais pas été attaquées par les vilains microbes mais que j'avais été hospitalisée pour une fausse couche. Les quelques interlocuteurs qui m'avaient entraînée sur ce terrain s'en sont trouvés bouche bée, apprenant dans la même phrase que d'une que j'avais été enceinte (la majorité l'ignorait) et deux que je ne l'étais plus. Forcément, ça fait beaucoup pour la même personne en si peu de temps. Rien de dramatique à ces questions, je n'ai pas eu à me forcer pour y répondre, je n'avais pas annoncé ma grossesse par supersition (le destin nous a montré que j'avais bien fait), je n'ai désormais plus rien à cacher. Ce qui était drôle c'était de constater un effet de mes réponses que je ne m'attendais, de ce côté privé de ma vie qui s'immisce forcément dans le travail : je suis sentie une lesbienne insoupçonnable ;-)

Cet après-midi, au détour d'une conversation avec une de mes voisines de bureau, nous avons évoqué la tendance actuelle à l'évalution, aux objectifs présents à chaque coin de rue. Je suis pour l'évaluation, même pour celle des politiques publiques. On a trop longtemps persisté dans des voies qui n'étaient pas les bonnes. De façon générale, je suis favorable à la remise en question. Mais quand il s'agit de fixer des objectifs de reconduites aux frontières, de faire du chiffre ou d'utiliser les tests ADN avant d'autoriser un regroupement familial, ça me reste coincé en travers de la gorge. Dans cette conversation donc, je disais à ma voisine que face à ces dispositions, je regrettais de n'avoir pas davantage de courage pour quitter ce pays. Partir à deux, surtout quand les deux travaillent, c'est toujours compliqué et forcément, en disant ça, j'ai une idée derrière la tête, qui m'a déjà traversé l'esprit plusieurs fois mais jamais de façon durable. Si je devais quitter (si j'osais quitter) la France, c'est évidemment en Belgique que j'essaierais de trouver refuge. Mutine et moi sommes des fans du plat pays depuis longtemps. J'ai flashé sur Bruxelles en découvrant la ville il y a 10 ans, coeur de coeur confirmé le 21 juin 2003, contre le mur de l'hôtel de ville sur la Grand'Place, le temps d'un concert des Rita Mitsouko et après avoir dégusté des moules-frites rue des bouchers (le parfait cliché des touristes non ?). Je m'étais promis d'y emmener Mutine. C'est donc tout naturellement vers notre pays d'adoption que nous nous tournerions. Là-bas non plus, la situation n'est pas rose, la crise politique pas totalement réglée. Mais là-bas, après quelques années de vie, je pourrais épouser Mutine. Là-bas, nous serions considérées comme un vrai couple.

Je crois que les Belges me manquent. Et ça n'a rien à voir avec ce que nous venons de traverser. Plusieurs fois, pendant que j'ai couvé Léonidas, j'ai pensé à nos amis belges. Je n'avais évidemment pas envie de les revoir trop tôt et pourtant envie de retourner à Bruxelles, parce que là-bas, on se sent toujours bien. Je pense souvent à leur accent charmant, qu'il soit francophone ou flamand puisque nous connaissons désormais les variantes. Il sonne chaleureusement à mes oreilles. Hier quand l'infirmier de l'UZ a laissé sur mon répondeur un message, j'ai dû le ré-écouter pour comprendre ce qu'il disait. Les personnels de l'UZ sont tous francophones mais parlent plutôt le flamand et mon infirmier avait un accent à couper au couteau. J'ai pris plaisir à entendre ces tonalités si particulières, alors que le message n'était pas spécialement joyeux. Les Belges me manquent. Durant cette opération-cigogne, nous avons rencontré nos copines les Cawète que nous voyons de temps en temps à Bruxelles et espérons bien les faire venir chez nous, après avoir passé avec elle les fêtes de fin d'année en Picardie chez les Prunelle. Chez les Cawète, on est Belge et Luxembourgeoise. Rien que pour ça, l'Europe c'est génial. Les Belges me manquent, j'aime leur simplicité, leur chaleur et leur accueil. Rien que pour eux, je suis impatiente de repasser la frontière.

Cactus

* Les Belges me manquent

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13 juin 2008

Coup de coeur

Nous n'avons pas vu Bruxelles aussi souvent que nous l'aurions souhaité depuis le mois de janvier, mais elle garde une place particulière pour nous, mélange d'espoir, de joie de la revoir et de déception aussi quand les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous. Bruxelles, depuis longtemps, c'est un coup de coeur. Parmi la pile de photo prises là-bas depuis un moment, j'ai retrouvé celle-ci, faite un jour au carrefour en sortant du bois de la Cambre, avant de traverser l'avenue Franklin Roosevelt.

Cactus

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19 mai 2007

Bruxelles

Bruxelles s'est imposée à nous dans notre opération-cigogne pour d'évidentes raisons géographiques. Mais depuis longtemps, Bruxelles s'est imposée à nous tout simplement, sans raison, juste parce que c'était elle, parce que c'était nous !

J'ai découvert Bruxelles il y a plus de 8 ans, en accompagnant une classe lors d'un échange scolaire. Comme souvent dans ce genre de voyage, on ne voit des différentes étapes que les lieux hautement touristiques. Ici, il s'agissait en l'occurence de la Grand'Place, du Manneken-Pis et de la rue des Bouchers dont les restaurants vous laissent à peine la place de circuler à pied ! Malgré cette visite au pas de course, j'en ai conservé un très bon souvenir. J'étais alors plus attirée par le sud de l'Europe et surtout par l'Espagne ; ce jour-là, je me suis dit que j'étais peut-être quand même une "fille du Nord".

Cette impression a été confirmée lorsque j'ai eu l'occasion en 2003 de passer plusieurs mois près de Douai dans le Nord de la France. Ce fut un véritable coup de coeur, bientôt prolongé de l'autre côté de la frontière dans ce plat pays qui n'est pas le mien. J'étais alors à mille lieues de m'imaginer que quelques années plus tard, nous viendrions Mutine et moi chercher en Belgique ce que la France nous refuse sans raison. Devant tant d'enthousiasme pour Bruxelles et la Belgique, il fallait que je fasse découvrir tout ça à Mutine.

Ce qui fut fait pour le réveillon du Nouvel An 2004. Pendant 3 jours, nous avons parcouru la ville dans un froid de rigueur à cette période. Nous avons profité des parcs et nombreux espaces verts de cette capitale à taille humaine, nous avons dégusté des tartines dans le quartier des Sablons, flâné à Sainte-Catherine, traversé un nombre incalculable de fois les galeries du roi et de la reine qui n'accueillaient plus les vaches multicolores qui s'étaient installées à l'été 2003. Pendant 3 jours, nous avons profité du sympathique accueil de nos voisins belges et de leurs expressions reconnaissables entre mille (en vrac, "je te sonne", GSM pour portable ou encore l'utilisation de "savoir" lorsque nous disons "pouvoir"). Clin d'oeil qui nous fait rire encore aujourd'hui : lors de la visite du musée de la BD, nous avons découvert une expo temporaire sur .... Les Triplés ! Dans quelques mois peut-être, nous nous en souviendrons encore plus...

Bruxelles donc, c'est une longue histoire pour nous. Nous ne connaissons pas le dénouement de cette histoire, mais s'il devait s'achever sur un petit belgo-alsacien, il est certain que nous ne manquerons pas d'aller toucher la statue mystérieuse-et-porte-bonheur près de la Grand'Place, en poussette s'il-vous-plaît !

En attendant, c'est Bénabar qui nous accompagne lorsque nous prenons la route pour nos expéditions vers la Grand'Place, en photo de jour le 21 juin 2003 et de nuit le 1er janvier 2004.

"Je n'avais pas de cadeau [...] J'en voulais un très beau, j'ai pensé à Bruxelles..." Bénabar

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Cactus

Posté par Mutine et Cactus à 18:31 - Nos amis les Belges - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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