31 janvier 2009
Tout s'écroule...
Dernier post de cette rubrique qui n'a malheureusement plus lieu d'être...Léonidas, n'est plus dans la boite, ou plutôt il y est mais son coeur ne bat plus. Autant dire que nous sommes completement en vrac, que nous avons à la fois du mal à réaliser et un peine incroyable. Les larmes ne cessent de couler depuis que nous l'avons appris. C'est un monde, un rêve, qui s'écroule.
Tout est à refaire...si un jour nous en avons à nouveau la force.
30 janvier 2009
Petite frayeur
Alors que nous entamons aujourd'hui la 11e semaine d'aménorhée, petite frayeur en début d'après-midi en constatant un léger (très léger) saignement. Ni une ni deux, je décroche le téléphone pour appeler super-gygy. Fidèle à son habitude, elle est restée zen, donnant ses consignes : calme, repos et surveillance. Si cela se poursuit encore demain, il faudra contrôler tout cela, mais dans l'immédiat, rien n'inspire l'urgence. Mutine et moi avons donc passé l'après-midi tranquillement à la maison, en partie allongées.
Il faut dire que la semaine a été à nouveau agitée pour Léonidas. Lundi matin, je me suis réveillée avec une douleur très localisée dans la gorge. Étant une habituée des aphtes allant jusqu'à se loger sur les amygdales (je déconseille !), je ne me suis pas alarmée. Ce n'est que dans la journée, quand j'ai commencé à avoir des frissons et à tourner au dolipra*e pour essayer de renvoyer la fièvre qui pointait le bout de son nez dans ses pénates que l'hypothèse de l'aphte a tourné court. La nuit fut agitée, entre frissons et sueurs, et le médecin appelé mardi matin n'a pas brillé par sa jugeote, passant à côté d'une belle angine diagnostiquée le lendemain et nécessitant des antibiotiques. Léonidas a donc eu un peu chaud pendant 2 jours même si je me suis appliquée à prendre ce qu'il fallait toutes les 4 heures pour faire baisser la fièvre. Au passage, super-gygy m'a dit que les antibiotiques pouvaient avoir leur part de responsabilité dans le petit saignement constaté cet après-midi. Ajoutons à tout cela que je marche beaucoup durant la journée (et que je monte pas mal d'escaliers), d'autant plus quand les trams sont en grève comme hier...et on comprend mieux que le petit père manifeste son mécontentement.
Le week-end va être très passif chez nous, zapette en main certainement. Ce soir, tout va bien. Pour l'instant, nous ne sommes pas trop inquiètes. Le prochain rendez-vous chez super-gygy est prévu samedi. Il a été fixé lors de la dernière écho et nous comptons bien ne pas avoir besoin de la revoir avant. Allez Léonidas, tu tiens le bon bout, tu as fais la plus grande part de ton difficile 1er chemin, ne lâche pas en route, tout le monde t'attend et l'une de tes grands-mères doit même se retenir de ne pas dévaliser les magasins pour t'acheter des pyjamas à tour de bras !
Cactus
27 janvier 2009
Faut s'y prendre tôt...
Samedi après-midi, Mutine et moi nous sommes livrées à une séance de travail studieuse consistant à établir la liste des crèches du coin dans lesquelles nous aimerions pouvoir faire garder Léonidas. Internet allumé d'un côté, "cahier de Léonidas" où sont compilées ses petites info de l'autres, l'une dictait les adresses, numéros de téléphones, taille de la structure tandis que l'autre noircissait consciencieusement le petit cahier.
Première constatation : aucune crèche ne procède comme la voisine. Certaines font des pré-inscriptions par téléphone, d'autres sur RV, d'autres encore par courrier. Certaines demandent des frais d'inscription annuelles d'autres non. Certaines enfin demandent des arrhes. Au terme de notre séance de cogitation, nous avons établi une liste de 5 crèches, toutes dans notre quartier ou sur le chemin du boulot. J'en ai appelé deux ce matin et réalisé une pré-inscription dans la première (qui figure en tête de notre liste). Petit soulagement (mais qui ne veut pas dire quand chose), la directrice ne m'a pas dit que je m'y prenais trop tard, ce que je craignais un peu. Pour la suivante, il faudra écrire ou prendre rendez-vous.
Le chemin risque d'être long...Si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas !
Cactus
21 janvier 2009
Déjà...
En tant normal les médecins comptent en semaine d'aménorrhée mais nous nous pouvons compter en semaine de grossesse puisque nous savons exactement quand Léonidas a posé ses valises !
Nous fetons donc aujourd'hui 8 semaines de grossesse et vendredi nous feterons 10 semaines d'aménorrhée...
C'est pas génial, ça.
Chaque semaine qui passe tend à nous rassurer pour la suite...
15 janvier 2009
Les annonces
Petit à petit, tout doucement, et après avoir été rassurées par l'écho de samedi, notre parole se libère peu à peu et nous commençons à parler de Léonidas, en précisant que nous ne sommes pas encore tout à fait sorties de la zone à risque.
Nous avons commencé par la maman de Mutine, à qui Léonidas a adressé ses voeux avec un petit bonhomme de neige qui tenait un petit mot. On a fait un flop d'anthologie. Elle a mal lu le petit mot et n'a pas tout de suite compris qui s'adressait à elle. Un bide total mais une réaction à la hauteur de ce que l'on attendait : heureuse, bien qu'il lui ait fallu quelques jours pour percuter et décréter que c'était la meilleure nouvelle de l'année. Une annonce faite.
Samedi, super-gygy a prolongé mon arrêt de travail d'une semaine, si bien que je suis toujours à la maison en ce jeudi matin, et que je commence à m'y ennuyer ferme. Cette fois, l'arrêt est justifié par un état lié à la grossesse. Lundi matin, j'ai donc pris le chemin du boulot pour porter mon arrêt en personne et discuter 5 minutes avec ma chef. J'appréhendais cet entretien (depuis longtemps d'ailleurs !) mais contre toute-attente, il s'est très bien passé. Elle a vite repris ses réflexes en calculant rapidement ma période d'absence et en me disant qu'il faudrait très bien la préparer, parce que je ne serai certainement pas remplacée. Deux annonces faites.
Mardi, Mutine a eu un message de sa tante, qui nous invite à l'anniversaire de la cousine de Mutine, 8 ans le 23 janvier prochain. Mutine lui répond qu'il faut qu'elle voit avec moi...et le petit alien et qu'elle lui confirme. Réponse de tatie, écrite en police 1042 : quoi ??? qui ??? Et une conversation qui se termine par téléphone, tatie hurlant sa joie et Mutine raccrochant à moitié sourde ! Trois annonces de faites.
Samedi viendra le tour de mes parents, et là, on ne sait pas trop à quoi s'attendre. On avait été salement échaudée par leur réaction quand on leur avait dit qu'on se lançait dans l'aventure alors qu'en pensait qu'ils étaient prêts à entendre ce genre de chose, alors maintenant, on avance sur la pointe des pieds. Leurs dernières réactions laissent à penser qu'ils ont fait leur petit chemin pendant que nous avancions sur le nôtre, mais nous restons prudentes. La suite au prochain épisode.
Cactus
12 janvier 2009
Célibataire du soir ou l'insolite inversion
Si vous êtes fidèles et que vous suivez nos aventures, vous devez savoir que dans notre couple, il y a celle qui a besoin de peu de sommeil, toujours sur le pied de guerre dès les premiers rayons de soleil, à s'activer, à s'agiter, à remuer...bref, l'agitée : ma chérie.
Et il y a moi, lente au démarrage, ronchon, à qui il faut un minimum syndical de 8h de sommeil, un réveil en douceur, peu de lumière et peu de bruit...bref : la marmotte : moi.
Sauf que depuis quelques temps, bizarrement les choses se sont inversées.
Et si, c'est possible.
Bon je n'ai pas dit que je sautais dans mes chaussons aussitôt le réveil allumé, mais curieusement, je me lève sans trop de mal et de plutôt bonne humeur, même pour aller bosser...et grâce à qui ? à quoi ? Je vais vous le dire... !!!
Grâce à l'hypersomnie de ma chérie qui passé 20h ne tient plus debout, résultats des courses, elle est en totale harmonie avec les nouvelles horaires de France télévision : passé 20h30 y'a plus personne.
Du coup tout le monde au lit !
Et moi, j'adore aller au lit...j'adore dormir...je ne me fais pas prier...et j'en profite comme c'est même pas permis...en mettant tout sur le dos de ma chérie... C'est chouette une chérie enceinte !!!! Pourvu que ça dure...je fais des réserves, au cas où...on ne sait jamais !
En attendant, j'ai dérogé à la règle ce soir mais là tout de suite maintenant je file rejoindre ma princesse au bois dormant...
Mutine
10 janvier 2009
Première rencontre...
Les rues sont désertes ce matin, il est encore tôt, cela ne durera, premier samedi des soldes oblige mais ce matin, l'idée de faire les soldes n'est pas à l'ordre du jour. L'ordre du jour se concentre aujourd'hui essentiellement sur le petit tas de cellules qui pousse dans le bidon de ma douce.
Le froid est cinglant bien que contrairement à nos habitudes nous ayons pris la voiture (la bronchite de Cactus est elle aussi encore à l'ordre du jour) mais comme nous sommes en avance nous allons nous promener au bord de l'eau dans le quartier du bain aux plantes, habituellement inondé de touristes. Les cygnes ne sont plus de la partie mais les mouettes oui, elles s'en donnent à coeur joie de petits cris et de vol tout en rondeur. Pourvu qu'aucune ne songe à s'oublier sur nos têtes.
C'est un samedi matin bien bucolique, nos sentiments sont quelques peu contradictoires, nous sommes ravies d'être ensemble et en même temps l'une comme l'autre mortes de peur. Et si, il n'avait pas résisté à la fièvre de ce début de semaine, et si il s'était installé mais avait oublié de faire battre son petit cœur, et si notre petit locataire avait décidé que le bail de 9 mois était fini...et si...les angoisses serrent nos petits cœurs et nous font serrer nos petites mains l'une dans l'autre.
C'est frigorifiées par la petite balade que nous prenons prestement le chemin du cabinet de supergygy.
Il ne fait pas trop chaud, ce qui est agréable, il n'y a pas trop de monde, ce qui est agréable aussi. Les fauteuils sont confortables et la musique est douce. L'attente est reposante et l'angoisse commence à s'évanouir.
C'est notre tour, en entrant dans le cabinet ma chérie est prise d'une jolie quinte de toux comme elle en a encore rarement eu cette semaine, ce qui inquiète un peu supergygy qui passe en mode "médecin" de suite et commence à poser toutes les questions necessaires : depuis quand ? fièvre ? combien ? médicaments ? Quoi ? Après les questions liées à la bronchite de ma chérie, quelques questions sur son état de future maman : nausée ? vomissements ? saignements ?
L'interrogatoire fini, cap vers THE pièce : l'écho.
Je tremble dans mes chaussettes tout en suivant le mouvement, un petit couloir à traverser, et hop nous voila dans cette minuscule pièce surchauffée. Ma chérie s'allonge, supergygy lui prépare le bidon : un petit papier, un peu de gel pour que ça glisse et hop c'est partie. Moi debout à la fin du lit où est allongée ma chérie, lui serrant les mollets, puis les chevilles et me tortillant pour voir l'écran.
ça commence par un drole de truc rond mais je ne sais pas ce que c'est, puis elle change de cap et là on voit comme une carotte avec un gros bout rond au bout, supergygy n'a pas encore dit un mot quand soudain ma chérie, mi-inquiète, mi-curieuse s'écrit de façon assez spontanée : "mais c'est quoi ce truc qui clignote" ??? Et là...tout en disant "c'est son petit coeur qui bat" elle allume le son et "tchou tchou tchou tchou....." on entend son coeur qui bat, mais qui bat, mais qui bat, parfaitement...et là, j'inonde tout ce qui se trouve à la verticale de mon visage : le jean de ma chérie, mon gilet, le drap du lit...
Supergygy nous annonce qu'il n'y a aucun décollement, aucune anomalie, qu'il mesure 2 cm et que visiblement malgré la toux et l'épisode infectieux de ma chérie, il est toujours bien accroché.
Elle nous explique aussi que la période d'inquiétude n'est pas terminée mais qu'on a fait la moitié et que maintenant au moindre signal alarmant il faut ou l'appeler ou se rendre aux urgences.
L'écho est terminé et elle s'éclipse dans son bureau, me laissant le loisir de bisouter ma chérie alors qu'elle se rhabille.
De retour dans le bureau, elle examine le poids (- 2kg) et la tension de ma douce et recalcule la DPA, nous explique ce qui va se passer prochainement et nous voilà sur le départ avec un petit dossier sous le bras.
Cette première rencontre marque le tout premier lien entre nous et notre bébé, j'ai senti comme un échange fabuleux avec cette petite chose...que je porte dans mon coeur désormais et à vie. Pour ça, rien que pour ça, je suis la plus heureuse des femmes aujourd'hui.
Mutine









