18 mai 2009
Le chiffre du jour
Quatrième prise de sang en quatre semaines, le suivi belge est vraiment serré...
Ce matin donc, direction Dracula et le résultat vient d'arriver : 79 628, ça continue de bien grimper.
En même temps, vu les nausées que je traîne, on avait peu de doutes ;-)
Cactus
16 mai 2009
Bretzelito
Il y a deux ans, notre cher président était investi. Il y a deux ans, nous prenions pour la 1ère fois la route de Bruxelles, sous la pluie. Nous ne pensions pas alors qu'il nous faudrait y retourner encore 7 fois.
Ce matin, il ne pleut plus et c'est sous le soleil que nous prenons la route du cabinet de super-gygy, fidèle au poste. Quelques questions et nous traversons le petit couloir pour prendre place dans la salle d'échographie. Mutine s'installe, je pose mes pieds sur ses genoux, un coup de gel et la sonde entre en action. Nos coeurs doivent battre à 160 pulsations au moins. Face à l'écran, Mutine est bien mieux placée que moi pour observer l'intérieur de mon bidon. C'est tout de suite qu'elle découvre une petite forme à l'écran. Le temps que super-gygy redresse l'image, un zoom et le voilà, notre petit bretzel apparaît, il est minuscule et pourtant si visible. Super-gygy dit qu'on le voit mieux qu'on ne l'entend mais pourtant, elle met le son et du fond de son petit nid, on perçoit l'écho de son petit palpitant qui bat. Petite mesure, tirage photo et on repasse dans le cabinet. Elle a bien compris que les débuts étaient complexes à gérer et nous fixe le prochain RV rapidement. Une pesée et une prise de tension plus tard et nous voilà rassurées pour cette fois.
Deux ans et une route sinueuse plus tard, nous l'avons notre passager clandestin. Le passé est derrière nous, l'avenir reste à écrire et Breztelito est bien au chaud.
Cactus
11 mai 2009
Une action qui a la cote
Pas de trader fou chez nous, mais une action qui s'envole et qui gagne : les b-HCG de Bretzelito.
Le 28 avril, à J13, le taux était à 110. Logiquement, on a remis ça la semaine dernière. Le 4 mai, à J19, le taux était à 1534. Très jolie progression, bien comme il faut. Les Belges nous ont appelées le soir-même de la transmission des résultats, pour nous féliciter (c'était charmant) et nous demander un nouveau dosage, qui a été fait ce matin et qui pète tous les scores : 22 372. Pile poil dans les (hautes) normes. Si l'on était parties avec plusieurs follicules, on se poserait vraiment la question de savoir combien de grains de sel ont élu domicile...Notre action-bretzel ne connaît pas la crise.
Cactus
05 mai 2009
Bretzelito est au chaud !
Il y a des secrets qui sont lourds à porter...alors on finit par les partager...pas que nous voulions le garder pour nous mais les évènements qui ont jalonné notre parcours nous ont rendues craintives. La peur n'enlève pas le danger.
Après avoir eu un plutôt long parcours, voilà que nous "expérimentons" la chance des débutants, notre retour à Bruxelles a été un retour gagnant !
Qui l'eut cru ?!
Nous avons vu Bruxelles il y a 3 semaines, sous un soleil de plomb pour la première fois nous y étions au printemps...et depuis nous trimballons un petit clandestin : Bretzelito, le petit grain de sel de Mutine et Cactus.
M&C
28 avril 2009
Le tourbillon de la vie
Bruxelles, par un matin ensoleillé, 7h30
Nous avons repris la route de Bruxelles un mardi. Le rendez-vous était programmé pour le lendemain. L’occasion
était trop belle pour être ratée. C’est un mélange d’émotions qui nous envahit.
La joie d’être à nouveau ici, de pouvoir se remettre dans la course. La
nostalgie aussi, se rappeler que la dernière fois que nous avons mangé au resto
grec de Jette nous y étions avec les Cacahuètes, que l’insé du lendemain était
gagnante. C’était il y a 5 mois à peine. Aujourd’hui, tout est à refaire. Le
départ s’est fait précipitamment. En une heure à peine, j’ai passé une écho,
récupéré les résultats d’une prise de sang faite le matin même, convaincu les
Belges de suivre l’avis de super-gygy parce que c’était demain ou pas pour
cette fois, récupéré notre sac heureusement bouclé (avec le temps, on a
l’habitude de préparer des affaires sans trop savoir quand il faudra partir),
de quoi manger sur la route et, last but not least, Mutine au boulot. C’est la
1ère fois que nous savons le jour que l’insé est pour le lendemain. D’ordinaire, nous avons 36h de battement. Le stress est monté d’un coup et
mettra quelques minutes à redescendre une fois que nous serons sur la route.
Je ne sais pas ce que
donnera cette sixième tentative. C’est comme si nous remontions sur un vélo ou
un cheval après en être tombées. J’essaie d’imaginer ce qui va se passer dans
deux heures, les émotions qui seront les nôtres. Serons-nous tournées toutes
entières vers le futur ou avec un œil sur le passé ? Il fait beau sur
Bruxelles, c’est l’une des premières fois que le soleil nous accompagne. L’UZ
n’a pas changé. Tout juste remarquons-nous que les immeubles en construction
juste en face de l’hôpital sont achevés. Lorsque nous sommes venues honorer
notre premier rendez-vous fin septembre, on n’en voyait que les fondations. Nous
sommes en terrain connu et pourtant, nous sommes fébriles comme pour une
première fois.
L’infirmière nous
appelle. C’est elle qui a fait l’insé gagnante du 26 novembre. Nous le lui
faisons remarquer et passons commande de la même réussite. Elle nous demande
combien d’essais nous avons déjà fait et constate dans son petit dossier que le
dernier « a marché mais a mal tourné ». Je m’installe, Mutine déplace
sa chaise près de moi, elle pose sa tête sur mon épaule, je pose ma main sur sa nuque. L’installation du matériel gynéco n’est plus douloureuse depuis un
bon moment. Dix-huit mois d’essais et d’examens en tout genre ont au moins eu
cet effet positif. L’infirmière est joviale, et nous nous détendons. Comme au
mois de novembre, elle nous explique que seuls les nageurs gagnants sont
retenus, qu’on ne change pas une équipe qui gagne, qui a fait ses preuves.
Alors, elle éparpille toutes ces poussières de spéculoos, tous ces petits
champions potentiellement gagnants. Il suffit qu’un seul franchisse la ligne
pour que notre petit biscuit puisse prendre vie.
Quelques minutes de repos
plus tard, nous rejoignons notre voiture. Léonidas ne s’est pas manifesté dans
nos pensées. Le soleil est toujours là. Je resterais bien en Belgique durant
les 15 jours qu’il va nous falloir traverser maintenant. J’aimerais pouvoir les affronter sereinement comme la dernière fois, sans compter les jours ou presque.
C’était notre retour dans l’aventure-bébé. Un retour inattendu pour un résultat
encore inconnu.
Cactus
05 avril 2009
A vos télés ou enregistreurs
Demain soir, sur France 3 est diffusé un documentaire intitulé Un enfant, si je peux, qui suit deux couples ayant eu recours à la PMA à l'étranger. Début du film à 20h35, rediffusion mardi à 0h10.
Une présentation ici.
Cactus
17 mars 2009
Bruxelles ne nous verra pas tout de suite
Dans le post précédent, j'écrivais que j'avais plusieurs fois songé à annuler le dîner avec mes parents vendredi parce que je m'étais levée patraque le matin. Depuis vendredi, je traîne des douleurs "au ventre". J'écris volontairement au ventre parce que c'était étrange, à mi-chemin entre des douleurs intestinales et utérines alors qu'il n'y avait aucune raison. Les douleurs persistant, j'ai appelé super-gygy hier et ai décroché un rendez-vous pour cet après-midi. Je comprends mieux pourquoi j'ai mal au bidon puisqu'un joli kyste a élu domicile sur mon ovaire droit. Je savais que ça se passait de ce côté, et je savais aussi (pour l'avoir testé) qu'une ovulation, même gigantesque, même déclanchée peut être douloureuse mais ne dure pas aussi longtemps. J'ai donc bien fait de ne pas laisser trop traîner (bien qu'il n'y ait rien à faire hormis attendre que ça passe) parce que super-gygy a aussi trouvé une cicatrice sur mon endomètre, qui, si elle ne l'affole pas outre mesure, demande quand même à être revue d'ici 15-20 jours.
Nous voilà donc repartie pour l'attente, en espérant que ça n'est pas grand-chose. Bilan de la consultation : on ne sait pas du tout où j'en suis hormonalement, ce cyle peut, je cite la gynéco "être merdouilleux" et le suivant débouler d'ici 10 jours ou 15, ou 20 (cochez les mentions inutiles !) et on va d'abord tout remettre en place et ne repartir que quand tout sera bien calé, pile poil prêt pour la bataille. On avait vaguement comme projet de reprendre la route courant avril mais finalement, quelques semaines de plus nous ferons du bien. Et peut-être qu'enfin, un jour, nous pourrons voir Bruxelles en t-shirt !
Cactus
PS : au passage, puisque j'ai gratté une écho imprévue, j'ai quand même pu constater avec plaisir que vilain kyste avait un voisin d'en face sympathique, gentil follicule, et ça, c'est bon très bon signe.
26 février 2009
Il était une fois, il y a trois mois...
Il y a exactement trois mois aujourd'hui, il n'était pas encore avec nous mais nous pensions déjà tellement fort à lui...trois mois plus tard, il n'est plus avec nous mais nous pensons encore tellement fort à lui...Je ne saurais pas décrire exactement la douleur qui s'est insinuée en moi, elle est liquide, elle coule, elle déborde parfois.
Je suis comme usée, lessivée, comme si avoir mal m'avait fatiguée.
Je suis une autre, je crois.
J'ai la sensation que personne n'arrive à me comprendre, je sais que c'est faux mais c'est plus fort que moi.
J'ai la nostalgie des moments de joie, des moments d'espoirs angoissés, des moments d'optimisme affirmés...et pourtant pas encore la force de me dire que ce sera bientôt de retour...ni de revivre tout ça...comme prise dans un étau de contradictions.
Est-ce qu'il y aura un printemps pour nous ? Est-ce que ce sera toujours l'hiver ? Est-ce qu'un peu de bonheur sera au rendez-vous ? Est-ce qu'un jour nous pourrons tourner la page ? Est-ce qu'il nous manquera toujours ? Est-ce que la duleur finira pas s'estomper ?
Mutine
03 janvier 2009
Burps attitude
Elles sont arrivées discrètement, progressivement. Au détour des repas pour commencer, quand la faim se faisait plus présente. Et finalement au grand jour, en guise de cadeau de Noël. J'espérais faire partie du club de celles qui n'ont pas l'estomac en vrac, c'est raté. Ma chère maman, une fois qu'elle sera au courant, ne manquera certainement pas de me rappeler qu'enceinte de son aînée (moi donc !), elle a passé un premier trimestre horrible. Je vous tiendrai au courant de ce détail oh combien important.
Depuis Noël donc, je suis vaseuse à peu près toute la journée. Mes nuits, et celles de Mutine par la même occasion, restent calmes, hormis la dernière où j'ai été réveillée à 2h14. Sans être réellement malade, je suis patraque tout le temps. Penchant d'ordinaire vers le paquet de nerfs, je fais tout à 2 à l'heure et me surprends à demander à Mutine de m'apporter un petit déjeuner au lit (pas plus tard que ce matin !). Mes repas sont minuscules mais nombreux : je grignote à peu près toute la journée pour ne pas me faire piéger par les fringales. Comme je n'ai aucune envie, j'en profite pour essayer de grignoter équilibré. Alors que j'écris ce billet, un jus d'oranges pressées et une compote de pommes m'attendent. Pour être honnête, je dois préciser que j'ai aussi sorti un paquet de petites gaufres à la vergeoise...le Nord ne nous quitte jamais vraiment.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, je ne me plains pas. J'attends tout de même de voir comment tout cela va tourner la semaine prochaine, parce qu'à partir de lundi, c'est retour au boulot. Il me semble même que j'attaque mon année par une perm en salle de lecture direct à 8h30...et je ne peux même pas me plaindre à l'abrutie qui fait les plannings...c'est moi ! Je devais être ailleurs quand j'ai complété la case "8h30-11h30" du lundi 5 janvier...J'attends de voir, disais-je, comment je vais évoluer ailleurs que dans mon cocon. Quand j'ai quitté le boulot le 24 décembre, j'étais encore à peu près normale. Fatiguée, mais normalement constituée du point de vue de mon estomac. Que les choses évoluent vite en à peine 2 semaines.
Malgré tout cela, et sans aller jusqu'à dire que je suis contente et que j'attendais ces foutues nausées, je ne suis pas sado-maso non plus, la situation reste des plus gérables. Premier point positif : je n'ai pas encore vomi (amis poètes bienvenus !). Deuxième point positif : je n'ai touché à aucun des chocolats offerts par wagons entiers à Noël. Troisième point positif, qui découle directement du deuxième, et bien que je ne sois pas encore montée sur la balance (pas difficile, on n'en a pas !), je crois pouvoir dire que je n'ai pas encore pris un gramme, voire même que je perds un poil de ces kilos quelques peu superflus. Oui, oui, je sais, ça n'est pas bien, mais que voulez vous : 1° bien que musclée (!) je suis plutôt carrée comme fille, 2° j'avais bel et bien quelques kilos en trop par rapport à ma taille, guère imposante et 3° je ne le fais même pas exprès en plus ! Et si ces manifestations fort peu sympathiques sont le signe que Léonidas se porte bien, que demander de plus ?
Cactus
23 décembre 2008
Petit sac
Nous y voilà, ça y est, aujourd'hui, on avait rendez-vous avec super-gygy et cette fois, pas de mesure de follicule au programme mais un petit contrôle pour voir si Léonidas est bel et bien dans la place. Nous arrivons un peu anxieuses, la phrase de la gynéco prononcée cet été "je ne vois pas de muqueuse de grossesse" raisonne encore dans ma tête.
Nous nous installons dans la cabinet, un petit point sur les dates et zou, on traverse le couloir pour aller dans la salle d'écho. Mutine n'ayant pas été invitée formellement, elle attend sur sa chaise. Juste avant nous, un papa a fait de même avant que le médecin ne vienne lui expliquer les résultats. A peine arrivée dans la salle d'écho, super-gygy semble toute étonnée et me dit "mais elle peut venir votre amie", ni une ni deux, je retraverse le petit couloir et vais chercher Mutine, qui s'installe aux premières loges.
Forcément, je commence à baisser mon pantalon, habituée que je suis aux échos internes et évidemment, cette fois, c'est une écho "normale" qui m'attend. Gel froid, la sonde entre en action. Et soudain, il apparait. Un petit sac. Tout petit mais on ne voit que lui. Léonidas est quelque part là-dedans, on l'apercevra en zoomant sur l'image. Il n'est qu'un petit point, ce tout petit point dont nous avait parlé notre copine Touk-Touk il y a 8 mois et quelques. Notre petit sac est là, ça y est. Super-gygy confirme que "je couve". Il est encore trop tôt pour que l'on percoive une activité cardiaque, mais le petit sac est bien accroché d'après doc.
Noël sera beau, nous seront finalement 11 à table, mais seuls 3 seront au courant. Nous nous sommes offert le plus petit des cadeau, qui ne nécessite aucun emballage. Un cadeau rien qu'à nous. Notre petit sac.
Cactus











