Un peu échaudées (et c'est rien de le dire) par l'annonce de la fabrication de Léonidas au mois de janvier, on avait décidé de ne rien dire cette à mes parents. Eux ne posant pas de question sur la suite de nos pérégrinations au pays des moules-frites, on avait pris le parti d'attendre, de laisser venir et grossir le bidon.
Hier soir, coup de fil de ma mère, discussion banale d'avant départ en vacances (ils prennent la route demain matin) et puis, comme ça, sans prévenir et alors que je me disais qu'encore une fois j'aurai réussi à m'en sortir haut la main, la question qui tue est arrivée : "et sinon, vous êtes retournées en Belgique ?". Pas "est-ce que vous allez y retourner ?", question qui m'aurait permis de dire "non", ça aurait été trop facile. La perche était trop grande, je l'ai saisie et j'ai donc répondu à la future mamie que oui, on y était retournées, le 15 avril et plus depuis parce que c'était dans la boîte (mouiii maman tu comptes bien, ça fait presque 12 semaines, yes !). Je n'avais pas prévu que cette question arrive, je crois avoir répondu simplement.
Et finalement, c'est certainement la solution qui convenait le mieux à cette annonce. Nous n'avions plus envie d'en faire un "évènement" spécial, plus envie non plus de l'annoncer de visu, de peur de se retrouver à nouveau en face de visage peinant à marquer une certaine déception. Le téléphone a du bon, la spontanéité aussi, qui nous a dispensées de retourner 35 000 fois le truc dans notre tête.

J'avoue qu'une fois le téléphone raccroché, j'aurais quand même voulu être une petite souris pour passer les 5 minutes qui ont suivi ce coup de fil chez mes parents, ces minutes suivantes où ma mère s'est certainement "allégée" de cette nouvelle auprès de mon père...

Depuis hier soir, je suis en vacances, Mutine travaillant jusqu'au milieu de la semaine prochaine pour économiser ses jours de congés. Ce sont très probablement nos dernières vacances à deux.

Cactus