Opération Cigogne

Quand deux femmes tentent l'aventure et veulent devenir mamans.

29 mai 2009

vamos à la playa...hahaha !!!

Picardie prépare toi...
Picardie nous voilà...

Nous prenons la route dans quelques heures pour retrouver les coupines du nord...et du centre pour un petit long week-end...qui a chez nous le gout et l'odeur des vacances que nous n'avons plus eues depuis aout 2007 et cette perspective nous réjouit et nous mets du baume au coeur.

à la semaine prochaine...

Mutine

Posté par Mutine et Cactus à 08:04 - Humeur du jour - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2009

L'anonymat sur les blogs

Comme l'a bien décelé Olympe, j'ai un peu de temps devant moi en ce moment que je mets à profit de  bon matin pour réfléchir à l'anonymat sur les blogs. Le tag de départ se trouve ici et le sujet est le suivant : « Bon, Mesdames, Messieurs, chers compatriotes, on parle beaucoup de l’anonymat dans les blogs mais au fond de nous-mêmes est-ce qu’on ne devrait pas s’en foutre royalement dans la mesure où la plupart des gens ne savent même pas ce qu’un blog ? Ne serait-on pas un peu trop centrés sur nous-mêmes ? ».

Quand nous avons débuté ce blog, nous ne savions pas ce qu'il allait devenir. Il était conçu et voulu au départ comme un témoignage, quelque chose que l'on garderait, qui resterait, que l'on pourrait transmettre. Évidemment, on aurait aussi pu prendre un stylo et un cahier ou encore frapper notre texte au kilomètre et le laisser bien au chaud dans l'ordi. Mais l'interactivité offerte par les blogs nous a plu et décidé à franchir le pas.  A l'ouverture du blog donc, il ne nous est pas venu à l'esprit de bloguer sous nos véritables identités. Sentiment de protection de l'anonymat ? Petit jeu qui fait que les blogueurs lambda peuvent eux-aussi prendre des pseudos ? Réflexe ? Certainement un peu des trois encore que la première hypothèse me semble la plus importante. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais nous faisons attention aux sujets évoqués ici : peu de billets sur nos boulots respectifs pour ne pas risquer de se laisser emporter par nos élans et publier des choses qui pourraient se retourner contre nous plus tard. Finalement, le blog nous sert aussi à garder un lien avec les personnes qui sont loin de nous et suivent nos aventures. On n'avait pas pensé qu'il évoluerait vers cela, mais c'est très bien ainsi.

Il y a quelque chose de contradictoire entre utiliser un pseudo d'une part et se dévoiler à la face du monde d'autre part. Entre militer (gentiment en ce qui nous concerne) mais à visage couvert. C'est un fait. Lorsque nous avons levé notre anonymat auprès de certains lecteurs et lectrices du blog, ça a été toujours été volontaire. Nous n'avons jamais été "outées". Bloguer sous un pseudo c'est aussi avoir l'impression d'être un peu quelqu'un d'autre (je me suis surprise l'autre fois à signer un mail Cactus au lieu de mon prénom, je l'ai heureusement vu à temps), de changer de peau alors que c'est bien notre "vraie" vie que l'on raconte, on ne joue pas à être quelqu'un d'autre.

Comme le souligne Olympe, le vrai risque ne réside pas tant dans la communauté des blogueurs que dans le système internet plus largement. Go*gle, lui, garde tout en mémoire et bloguer sous son vrai nom, c'est prendre le risque de voir rejaillir des mois voire des années plus tard des propos que l'on aurait tenus et qui ne seraient plus d'actualité. Bien sûr, ce risque existe aussi en utilisant un pseudo, et je ne doute pas que le lien pseudo-auteur puisse être fait facilement, en tout cas d'un point de vue technique. Un blogueur se regarde aussi le nombril. Il raconte sa petite vie, étale ses opinions mais prend soin qu'on ne puisse pas le reconnaître. Tout cela semble un peu confus j'en ai bien peur. J'aurais eu une bien piètre note à une dissert' de philo sur le sujet ;-)

Cactus


Posté par Mutine et Cactus à 08:26 - Remue-meninges - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2009

Consignée sur le canapé ou mes journées-télé

Pleine de motivation, lundi soir, j'ai préparé mes petites affaires pour retourner travailler mardi matin après 10 jours de congé. Je ne devais bosser que 2 jours cette semaine, hier et aujourd'hui et j'avais prévu d'utiliser ces jours pour voir comment je pouvais faire coexister nausées et boulot, comment je pourrai m'organiser, j'avais donc prévu un test grandeur nature. Hier matin, quand le réveil a sonné il a bien fallu se rendre à l'évidence : je ne me sentais pas capable d'aller travailler. J'ai passé la matinée sur un bateau le canapé et j'ai décroché un RV chez super-gygy en début d'après-midi d'où je suis ressortie avec un arrêt de travail pour 10 jours.

Depuis quelques jours, je vis sur le canapé, téléphone et télécommandes à proximité : télé, DVD, internet, j'ai tout sous la main et j'en profite pour rattraper les programmes pas vus. C'est dingue comme une journée peut être rythmée par les programmes télé. En général, je fais un pause ciné vers 11h30 pour me lancer dans mon marathon jeux idiots-info-magazine en enchaînant Les Z'amours, Tout le monde veut prendre sa place, le JT de 13h puis Le magazine de la santé sur France 5. Après quoi je replonge dans la collection de DVD patiemment constituée depuis quelques années. Hier donc, j'ai donné dans l'ancien et le culte en regardant La grande vadrouille, dont j'avais vu 150 000 fois le début mais jamais la fin et j'ai ri de bon coeur. La semaine prochaine, je vais pouvoir suivre Rolang-Garros. Finalement, ça pourrait être bien pire ;-)

Cactus


Posté par Mutine et Cactus à 08:06 - Humeur du jour - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2009

Le chiffre du jour

Quatrième prise de sang en quatre semaines, le suivi belge est vraiment serré...
Ce matin donc, direction Dracula et le résultat vient d'arriver : 79 628, ça continue de bien grimper.
En même temps, vu les nausées que je traîne, on avait peu de doutes ;-)

Cactus

Posté par Mutine et Cactus à 15:00 - Cigogne es-tu là ?? - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mai 2009

homophobie_585_200

Journée internationale de lutte contre l'homophobie - le site

Posté par Mutine et Cactus à 10:21 - Si on militait ? - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mai 2009

Bretzelito

Il y a deux ans, notre cher président était investi. Il y a deux ans, nous prenions pour la 1ère fois la route de Bruxelles, sous la pluie. Nous ne pensions pas alors qu'il nous faudrait y retourner encore 7 fois.
Ce matin, il ne pleut plus et c'est sous le soleil que nous prenons la route du cabinet de super-gygy, fidèle au poste. Quelques questions et nous traversons le petit couloir pour prendre place dans la salle d'échographie. Mutine s'installe, je pose mes pieds sur ses genoux, un coup de gel et la sonde entre en action. Nos coeurs doivent battre à 160 pulsations au moins. Face à l'écran, Mutine est bien mieux placée que moi pour observer l'intérieur de mon bidon. C'est tout de suite qu'elle découvre une petite forme à l'écran. Le temps que super-gygy redresse l'image, un zoom et le voilà, notre petit bretzel apparaît, il est minuscule et pourtant si visible. Super-gygy dit qu'on le voit mieux qu'on ne l'entend mais pourtant, elle met le son et du fond de son petit nid, on perçoit l'écho de son petit palpitant qui bat. Petite mesure, tirage photo et on repasse dans le cabinet. Elle a bien compris que les débuts étaient complexes à gérer et nous fixe le prochain RV rapidement. Une pesée et une prise de tension plus tard et nous voilà rassurées pour cette fois.

Deux ans et une route sinueuse plus tard, nous l'avons notre passager clandestin. Le passé est derrière nous, l'avenir reste à écrire et Breztelito est bien au chaud.

Cactus


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Posté par Mutine et Cactus à 17:12 - Cigogne es-tu là ?? - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2009

le tumulte du mercredi soir

Ce soir je me sens réellement chavirée de l'intérieur, à la fois triste et en colère. En colère contre tout un tas de choses qui pourraient (devraient) me laisser indifférente mais qui sont présentes, telles un serpent de mer de notre histoire, depuis si longtemps, qui reviennent si régulièrement que je ne parviens pas à leur donner leur juste place, à savoir la poubelle.

Une fois, une seule fois dans leur vie, j'aimerais qu'ils l'écoutent sans faire semblant, qu'ils l'entendent véritablement, qu'ils tiennent compte de ce qu'elle est vraiment, pas de ce qu'ils ont tellement envie qu'elle soit et qu'elle n'est pas...

Je leur en veux tellement de ne pas (sa)voir qui elle est.

Je ne suis pas son gourou, je n'use d'aucun subterfuge pour qu'elle me garde à ses cotés, je ne la paye pas, ni en espèce ni en nature (quoi que ;-)

Je suis juste celle qu'elle a choisie, ne vous en déplaise...celle qui attend d'être reconnue à sa juste place, parce que c'est la mienne, celle qu'elle m'a donnée, envers et contre tout.
Cette place, je ne l'usurpe pas, c'est ma place, naturellement, simplement, à ses côtés.

Pourquoi ne comprenez-vous pas ?

Pourquoi ne leur dis-tu pas ?

Pourquoi ai-je le sentiment d'avoir à me justifier d'occuper cette place qui est la mienne depuis bientôt 8 ans...

Pourquoi, ai-je toujours ce sentiment si désagréable, d'être une étrangère à leurs yeux.

Suis-je de si mauvaise fréquentation ?

Parfois, je me demande sincèrement (et la seconde d'après je me réveille regonflée à bloc pour tout envoyer pêter) ce qui chez moi les derange, pourquoi je suis si mal perçue, qu'ai-je fait de si terrible pour mériter ça ?

Est-ce que le bonheur qu'on s'apporte l'une l'autre n'est pas plus important que les convenances, que le qu'en dira-t-on ?

Si vous saviez bande d'intolérants ce que vos attitudes et pour certains vos propos sont blessants...ils le sont d'autant plus quand ils viennent de proches, toujours incapables de comprendre 8 ans après...

Est-ce que ce jour viendra où nous pourrons juste être nous, est-ce que j'aurais la patience d'attendre que ce jour vienne, sachant qu''il est fort peu probable qu'on se lève un jour et qu'il soit là par miracle...je me suis posée tellement de fois la question sans jamais vraiment trouvé la réponse...

Je l'espère ... mais je n'en suis pas certaine...

Je t'aime mon coeur, c'est la chose qui me fait tenir...

Mutine


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Anges et démons

Un jour de concours, après avoir loupé mon train pour rentrer, j'ai passé 3 heures à la gare de Dijon. C'était en avril 2004, et le Da Vinci Code venait de sortir. Comme je suis bonne cliente des polars qui louchent sur les romans mystico-historiques, ça m'avait bien aidée à tuer mes heures d'attente. Sans être de la grande littérature, à la fin d'un chapitre, on a une seule envie : savoir ce qui se passe au suivant. Quand le film est sorti, j'ai été très déçue de l'adaptation qui en avait été faite.
Anges et démons a été écrit avant le Da Vinci Code mais est sorti ensuite, porté par la vague de succès. Je l'ai lu début avril 2005. Si je m'en souviens si bien c'est parce que cela correspond à la mort du pape (le vrai) et ceux qui ont lu le bouquin comprendront pourquoi c'est important. Je lisais le bouquin, j'écoutais la radio...et j'étais paumée parce que je ne savais plus ce que j'avais lu et ce que j'avais entendu.
Déçue par la 1ère adapatation, je me suis donc rendue au ciné cet après-midi sans vraiment attendre grand chose d'Anges et démons, le film. Et contre toute attente, j'ai vraiment passé un bon moment. Là encore, il ne s'agit pas d'un film d'auteur mais on le sait en s'assayant dans la salle. L'adaptation cette fois est efficace, les décors sont vraiment grandioses, encore plus quand on sait que très peu de plans ont été tournés à Rome puisque le Vatican, vexé par les propos du Da Vinci Code, a refusé les autorisations de tournage.

Si vous avez 2h20 dans les prochains jours, n'hésitez pas. Un aperçu ici (partial, c'est le site du film)

Cactus


anges_et_demons

Posté par Mutine et Cactus à 17:56 - On a aimé... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mai 2009

Une action qui a la cote

Pas de trader fou chez nous, mais une action qui s'envole et qui gagne : les b-HCG de Bretzelito.

Le 28 avril, à J13, le taux était à 110. Logiquement, on a remis ça la semaine dernière. Le 4 mai, à J19, le taux était à 1534. Très jolie progression, bien comme il faut. Les Belges nous ont appelées le soir-même de la transmission des résultats, pour nous féliciter (c'était charmant) et nous demander un nouveau dosage, qui a été fait ce matin et qui pète tous les scores : 22 372. Pile poil dans les (hautes) normes. Si l'on était parties avec plusieurs follicules, on se poserait vraiment la question de savoir combien de grains de sel ont élu domicile...Notre action-bretzel ne connaît pas la crise.

Cactus

Posté par Mutine et Cactus à 14:36 - Cigogne es-tu là ?? - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mai 2009

La peur ma grande ennemie...ou de l'art de passer à côté ?

Les chemins de traverse, les déviations et autres façons de contourner les obstacles, les stratégies d’évitement, ça me connait, je suis une spécialiste…pour autant, jusqu’à présent, je crois, c’était toujours dans une perspective d’avoir moins peur, de mieux réussir, d’aller plus vite, de faire mieux ou tout du moins pire.

Que faire quand on a peur…de tout, de rien, même de la peur elle-même et sans même en avoir l’air ?

Entre ce que je donne à voir et ce que suis vraiment, il y a un monde…

Ce que je vis aujourd’hui, à l’annonce de cette nouvelle grossesse qui débute, est totalement inédit : je suis littéralement morte de peur, tant et si bien, que ma peur m’empêche totalement de prendre le contrôle de moi-même pour ne serait-ce qu’éprouver un joie réelle ou un soulagement.

L’incrédulité devant le résultat si prompt à être positif (une fois n’est pas coutume me direz-vous !) a fait place à une angoisse monstre. Telle, que je me torture moi-même, sans le vouloir bien évidemment, mais tout en ne pouvant pas faire autrement.

Cette angoisse, elle m’habite, me poursuit, me hante…jour et nuit…voire nuit plus que jour même…pour l’hypersomniaque, que j’étais, c’est sous un jour nouveau que je vois la nuit et que je considère le sommeil désormais.

L’angoisse suscite même chez moi un certain déni de la situation.

Comme si, et ce de façon consciente, ce qui est encore pire j’en conviens, je décidais qu’en faisant comme si tout ça n’existait pas, en l’oubliant provisoirement volontairement et involontairement aussi, (alors que ça me rend folle de joie à l’intérieur, même si ça a l’air paradoxal et difficile à comprendre, c’est la stricte vérité), ça serait plus facile de vivre la perte si cela ne devait pas continuer.

Je sais bien que c’est idiot, et que vous allez me dire « mais pourquoi ça ne devrait pas continuer » et je vous répondrais, parce qu’on ne sait jamais, personne ne peut savoir ce qu’il va se passer.

Les choses se font puis peuvent se défaire sans qu’on l’ait prévu, sans qu’on l’ait voulu et c’est ainsi, il faut avec, on n’a pas le choix, c’est comme ça. Certaines de ces choses sont plus douloureuses que d’autres, certaines se répètent et d’autres pas…c’est la vie, le hasard qui décide, sans jamais nous prévenir…

Et si demain, le hasard de la vie décidait que cela ne devait pas se faire peut-être souffrirais-je moins en faisant comme si…il ne s’était rien passé ?

Et si ça durait ? Et si Bretzelito(a) s’accrochait pour de bon, n’aurais-je pas à regretter de n’avoir pas su me réjouir de ses tous premiers jours, de ses toutes premières semaines ?

Comment pourrais encore me regarder dans une glace et faire comme si je n’avais pas nier ces premiers temps d’existence ?

Comment vais-je m’en sortir entre ces deux sentiments si ambivalents, si contradictoires, si bouleversant… ???

Comment ne pas culpabiliser de ne pas me réjouir tout en luttant ardemment pour ne pas me réjouir au cas ou…alors que c’est ce que je souhaite au plus profond de moi. Dois-je prendre ce risque ? Serais-je assez forte pour le gérer ?

Pourquoi est-ce si compliqué ? Pourquoi ne peut-on tout simplement pas effacer d’un coup de chiffon ce qui s’est passé et reprendre à zéro, avec des sentiments naïfs et innocents ?

Pourquoi notre histoire nous colle autant à la peau, pourquoi notre histoire nous colle autant au cœur ?

Pourquoi me faire souffrir, me frustrer, me priver de vivre l’instant, simplement, pourquoi ne pas pouvoir (vouloir ?) vivre cet événement heureux « à sa juste valeur » (comme le disait un commentaire du post précédent) ?

Mais c’est quoi sa juste valeur à cet évènement ? Je n’en sais rien ! Le mot juste, la valeur juste, ça veut dire quoi juste ? Et si c’était celle qu’on lui accorde ? Et si la valeur qu’on accordait aux choses était en parfaite contradiction avec ce qu’on est capable de penser, ou de croire qu’on pense ?

Ce qui m’importe aujourd’hui, ce qui est desormais le plus important pour moi, le plus important dans ma vie, c’est lui…ce mininous en devenir…et ça, ça ne fait strictement aucun doute…c’est bien la seule chose d’ailleurs qui ne souffre aucun doute !!!

Devenir mère, c’est décidément compliqué !!

Mutine

Posté par Mutine et Cactus à 23:48 - Humeur du jour - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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