Opération Cigogne

Quand deux femmes tentent l'aventure et veulent devenir mamans.

31 mars 2009

Etre ou ne pas être membre du club

On fait tous partie, volontairement ou non, d'un club. Le club des petits veinards qui trouvent toujours une place pour se garer dans des rues noires de voitures (Mutine). Celui des malchanceux sur qui tombe toujours la tuile pas possible (Cactus). Des clubs, il y en a des milliers. En fin d'année dernière, nous avions pensé avoir enfin décroché notre carte de membre dans le club des futur(e)s mamans / parents et ces derniers temps, on s'est dit qu'on s'était faites virées du club manu militari, pire qu'un groupe d'étudiants qui squatte la fac strasbourgeoise en pleine semaine estampillée OTAN. Virées, foutues dehors, coup de pied aux fesses comme on ferait sortir un indésirable d'une boîte de nuit. Je me suis demandé un jour ce qui était pire : enchaîner des IAD négatives ou bien vivre une fausse couche tardive. J'en suis arrivée à la conclusion que c'est l'hypothèse 1 qui est "la plus pire" et je maintiens cette conclusion. La nostalgie a beau ne plus être ce qu'elle était, le printemps chasser cet hiver triste et laisser la place à des espoirs sans borne, il n'empêche qu'avoir goûté à ce club fermé, avoir pu se projeter, rêver, et se retrouver dans l'autre club, celui d'avant, celui de celles et ceux qui essaie, ça fout un coup, c'est une grande claque dans la gueule. J'en voudrais presque au destin de nous avoir permis de rêver pour ensuite nous retirer notre rêve alors qu'au fond, je sais que j'ai aimé ces quelques semaines et que je suis contente de les avoir vécues, même si elles se sont mal terminées. Quoi qu'il arrive maintenant, nous savons ce que cela fait de couver un petit poussin et ça, personne ne pourra nous l'enlever. J'espère que l'on pourra vite renouveller notre abonnement et à vie cette fois.

Cactus

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29 mars 2009

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était

Le week-end dernier, j'ai repris notre classeur-bébé, désormais bien épais. Il contient tous les documents accumulés depuis le 16 mai 2007 : documents remis par les Belges, résultats d'analyses en tous genres et spécialement de prises de sang, écho des follicules etc. J'ai entrepris de remettre un peu d'ordre dans tout cela, de rassembler les différentes pochettes dispersées au fil du temps pour tout regrouper et clore une fois pour toutes l'épisode 1 de nos pérégrinations franco-belges. Fatalement, je suis retombée sur des résultats joyeux, deux belles prises de sang bien positives qui nous avaient donné plein d'espoirs, sur des échos qui ne montraient plus de follicules mais un beau petit sac gestationnel et quelques semaines plus tard un petit Léonidas en devenir dont le coeur battait alors à tout rompre. Curieusement, je n'ai pas été triste en revoyant tout cela. Plus les jours passent, plus les souvenirs changent. A l'immense tristesse des premiers jours et premières semaines qui ont suivi cette fausse couche fait place un espoir sans borne. Tous documents en sont la preuve, ça peut fonctionner. Dans les premières semaines, c'est avec une nostalgie triste que je regardais en arrière, incapable de me projeter vers l'avant. Peu à peu, c'est avec une nostalgie émue et douce que je me souviens de ce temps, ces quelques semaines que j'ai passées à couver notre petit poussin et je crois que j'ai aimé cet état un peu second. Malgré les nausées, malgré la fatigue, malgré un esprit incapable de se concentrer sur autre chose que mon petit nombril et notre petit qui essayait de faire son nid. Nous sommes, une fois encore, dans l'attente et l'inconnu. Nous ne savons pas quand nous pourrons reprendre la route mais désormais nos regards sont tournés vers l'avenir. Le week-end dernier, lorsque j'ai refermé notre classeur désormais bien ordonné, j'en ai ouvert un second immédiatement persuadée que le meilleur reste à venir. Sur la couverture, mon stylo a glissé tout seul pour intituler ce nouveau chapitre "Bruxelles, part II. On the road again".

Cactus

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27 mars 2009

Camp retranché

Nous ne sommes plus en 50 avant Jésus-Christ, la Gaulle n'est plus (?) soumise à César mais il existe quand même quelques camps retranchés ici ou là. Mardi, notre César qui ne porte plus ni toge ni couronne de lauriers mais une belle montre suisse est allé expliquer son action en Picardie, à Saint-Quentin. Quoi de plus normal, quand on veut relancer le pouvoir d'achat, que de bloquer une ville et de voir les commerçants baisser le rideau ? Je suis d'humeur à donner dans la surenchère ce matin et le post de Bloguette m'a conduite hier à glaner quelques chiffres. Les chiffres en question se trouvent ici, sur le site de la Ville de Strasbourg, on ne pourra donc pas m'accuser de mauvaise foi (encore que la municipalité est socialiste mais les mêmes données figurent sur le site de la Préfecture).

Un sommet de l'OTAN donc, c'est formidable si l'on écoute les élus : ça ramène un max de monde, qui va dépenser plein d'argents, les hôtels sont complets (ça c'est vrai, et à plus de 50 km à la ronde), les restaurants vont faire le plein. Oui mais, parce qu'il y a un mais évidemment, les autochtones, eux vont passer deux jours coupés du monde. Un sommet de l'OTAN à Strasbourg, concrètement, c'est :
- entre 15 et 22 lignes de bus et tramway impactées, déviées ou coupées
- 13 collèges fermés
- 4 musées et la plate-forme de la Cathédrale fermés
- 2 théâtres qui annulent toutes leurs réprésentations
- 25 équipements sportifs fermés du jeudi soir au samedi soir et des dizaines de matches en tout genre remis (maitenant qu'on ne remet plus les matches pour cause de gel...)
- 1 match de foot de Ligue 2 reporté, 1 match de basket de pro-A décalé
- 2 zones de sécurité "rouge" où on ne circule pas, ni à pied ni à vélo, si l'on n'est pas badgé, dans lesquelles on ne pourra ni entrer si sortir en fonction des heures : vous voulez aller acheter votre journal et des croissants ? Si Barack passe dans le coin, c'est raté
- une quinzaine de chantiers du futur tramway arrêtés pour 2 jours, et le compteur financier qui continue à tourner pendant ce temps
- 6000 personnes attendues au village des anti-OTAN
- aucun train entre Strasbourg et Kehl puisque le sommet est bi-national (c'est la spécialité du coin les trucs bi-nationaux...)
- des contrôles à la frontière systématique depuis cette semaine (pour faire du chiffre ???)
- des kilomètres d'autoroutes coupés et des hélico au-dessus de la tête depuis plusieurs jours
- le Conseil général qui ferme tous ses sites strasbourgeois et la CUS qui risque de faire de même.

A ça, il faut ajouter ce qui n'est pas chiffré :
-  pas de distribution de courrier le samedi 4 avril pour les zones de sécurité dites "rouges" et des facteurs badgés pour assurer leurs tournées le vendredi dans les zones "oranges"
- des collectes de poubelles décalées (on n'en parle pas assez !)
- un paquet de commerçants qui ferment boutique même s'ils ne sont pas zone de sécurité puisque les accès au centre-ville seront très compliqués
- des hordes de policiers, militaires en tous genre qui patrouillent partour, des cars de CRS à tous les coins de rue, les petits malins qui se la pètent en portant leur badge "OTAN / NATO" depuis des jours, bien en évidence comme si on se baladait à Cannes ou dans les allées de Rolang-Garros.

Alors, je sais que je passe pour une rabat-joie, pendant 2 jours, la ville sera le centre du monde ou presque et même si le commun des mortels des touristes ne pourra pas venir passer un joli week-end, les hôteliers se frottent les mains, surtout dans le haut de gamme et tout ça fait marcher le buisness. Je m'interroge quand même sur cette débauche de moyens, ce côté tape à l'oeil et sécurité à tout prix. Pour nous les choses seront simples : marathon DVD au programme !

Cactus

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24 mars 2009

Not welcome

Il n'y a pas grand-chose à dire face à ce que nous décrit ce film. J'en suis sortie retournée et pleine de questions.
L'avez-vous vu ? Qu'en avez vous pensé ?

Cactus

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21 mars 2009

J'ai l'honneur d'être une fille

Sur l'album Indesctrutible de Véronique Sanson, il y a une chanson qui s'appelle J'ai l'honneur d'être une fille. Les premières paroles sont "j'aurais voulu être un garçon". C'est une réflexion que je me suis souvent faite lorsque j'étais plus jeune. J'étais un garçon manqué, et la psychologie à 2 balles ne manquera pas de relever que c'est pour ça je vis avec une femme. Je portais les cheveux courts, mal coupés, je jouais toujours avec des garçons, ce qui ne m'empêchait pas de les regarder avec d'autres yeux que ceux d'un bon copain. Et puis, au fil du temps, les choses ont changé, mes cheveux ont poussé, mes jeans se sont faits plus rares, je crois que je suis devenue une vraie fille même s'il parait que je cultive un look vestimentaire bien à moi.

 

Aujourd'hui, je m'interroge, pourquoi est-ce qu'il m'a fallu tant de temps pour devenir une fille ? Chaque interrogation, ces derniers temps, se termine de la même façon, chaque début de réponse que je pense trouver me renvoie irrémédiablement vers ma mère et ce matin, je me suis dit qu'une part de mon problème venait du fait qu'elle n'avait pas élevé une fille mais "juste" un enfant. L'autre dimanche, quand nous avons regardé le documentaire d'Arte sur les filles et leurs règles, on s'est dit qu'on pourrait envoyer le lien à la cousine de Mutine, qui a fêté ses 11 ans il y a peu et entre dans cette période où on se pose plein de questions. Je ne sais pas si elle l'a ou non regardé avec sa maman. Mais j'aurais aimé que la mienne prenne du temps pour parler avec moi de tout ça et non pas qu'elle se contente de me dire que c'est comme ça quand on est une fille, que ça revient tous les mois, qu'on en prends pour trente ans et point final. Aucune explication. Et cette réflexion récurrente "il faut attendre que ça passe" quand j'avais mal au ventre raisonne encore dans ma tête. Comme si être une fille était une maladie, qu'on ne pouvait pas guérir.

Plus le temps passe, plus les questions se multiplient, certainement parce que la pause forcée laisse le temps de réfléchir. Je commence à comprendre pourquoi j'aimerais tant qu'on MiniChouchou soit un garçon, au moins MiniChouchou numéro 1. Pourtant, quand j'y pense, je suis intimement convaincue que je ne serai pas avec notre fille comme ma mère a été avec moi. Naïvement, je pensais que les parents avaient un témoin à transmettre à leurs enfants, pour qu'ils deviennent à leur tour adultes, parents. Aujourd'hui, c'est (presque) seule que je dois me débrouiller, face à une indifférence que je ne soupçonnais pas. Tout se mêle, parentalité, trentaine qui pointe son nez et comme un basculement violent du côté d'une vraie vie d'adulte.

Cactus

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17 mars 2009

Bruxelles ne nous verra pas tout de suite

Dans le post précédent, j'écrivais que j'avais plusieurs fois songé à annuler le dîner avec mes parents vendredi parce que je m'étais levée patraque le matin. Depuis vendredi, je traîne des douleurs "au ventre". J'écris volontairement au ventre parce que c'était étrange, à mi-chemin entre des douleurs intestinales et utérines alors qu'il n'y avait aucune raison. Les douleurs persistant, j'ai appelé super-gygy hier et ai décroché un rendez-vous pour cet après-midi. Je comprends mieux pourquoi j'ai mal au bidon puisqu'un joli kyste a élu domicile sur mon ovaire droit. Je savais que ça se passait de ce côté, et je savais aussi (pour l'avoir testé) qu'une ovulation, même gigantesque, même déclanchée peut être douloureuse mais ne dure pas aussi longtemps. J'ai donc bien fait de ne pas laisser trop traîner (bien qu'il n'y ait rien à faire hormis attendre que ça passe) parce que super-gygy a aussi trouvé une cicatrice sur mon endomètre, qui, si elle ne l'affole pas outre mesure, demande quand même à être revue d'ici 15-20 jours.

Nous voilà donc repartie pour l'attente, en espérant que ça n'est pas grand-chose. Bilan de la consultation : on ne sait pas du tout où j'en suis hormonalement, ce cyle peut, je cite la gynéco "être merdouilleux" et le suivant débouler d'ici 10 jours ou 15, ou 20 (cochez les mentions inutiles !) et on va d'abord tout remettre en place et ne repartir que quand tout sera bien calé, pile poil prêt pour la bataille. On avait vaguement comme projet de reprendre la route courant avril mais finalement, quelques semaines de plus nous ferons du bien. Et peut-être qu'enfin, un jour, nous pourrons voir Bruxelles en t-shirt !

Cactus

PS : au passage, puisque j'ai gratté une écho imprévue, j'ai quand même pu constater avec plaisir que vilain kyste avait un voisin d'en face sympathique, gentil follicule, et ça, c'est bon très bon signe.

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15 mars 2009

Bientôt 30 ans...prise de tête dès maintenant

Vendredi soir, Mutine et moi sommes allées manger des crêpes avec mes parents. La soirée était prévue depuis plusieurs jours mais j'ai plusieurs fois hésité à téléphoner dans la journée pour l'annuler. Je me suis réveillée patraque vendredi matin mais finalement, je n'ai pas décroché mon téléphone parce que je savais qu'un sujet précis viendrait sur le tapis : mon anniversaire. Le trentième.

Courant janvier, ma mère avait trouvé THE cadeau : un week-end spa-papouilles pour deux pas très loin d'ici. Sauf qu'à l'époque, je couvais et que mon anniversaire tombant le 1er juin, je me voyais mal entre sauna, hammam et bains bouillonnants avec un bidon énorme. Quand nous avons annoncé la nouvelle à mes parents, je leur ai dit mi-amusée mi-sérieuse que le week-end à New-York (je pensais à ça, naïvement), ils pouvaient oublier et trouver autre chose. C'est là que l'on a su que les papouilles étaient au programme.
Après la fausse couche, nous voulions partir en vacances au soleil mais nous avons finalement changé nos plans pour nous concentrer sur notre destination fétiche : la Belgique. Nous ne savons pas encore quand nous reverrons le plat pays (avril ? mai ? juin ? ) mais une chose est sûre : je ne veux pas avoir à choisir entre une fête d'anniversaire et une virée bruxelloise. Or, dans l'esprit de ma mère, trente ans, ça se fête en grandes pompes, 20-30 personnes, le resto à réserver dès maintenant et tout le tralala. Sans compter que mon oncle fête ses 50 ans une semaine après moi, ça devait donc être la teuf de l'année. En résumé : une organisation à n'en plus finir, des dépenses inutiles, un voyage belge peut-être perdu et surtout un goût très modéré de ma part pour les réunions familiales et les animations d'anniversaires en tout genre.

Vendredi soir donc, quand le sujet est venu sur le tapis, j'ai expliqué que j'envisageais pas de grande fête et même pas de fête du tout. Devant l'expression interloquée de mes parents, j'ai sorti mon argument perso, que je ne voulais rien prévoir ne sachant pas si nous serions là ou pas ce jour-là et qu'entre une fête d'anniversaire et une escapade bruxelloise, le choix était tout fait. Ca a jeté un double froid : ne vouloir rien faire et surtout, ne vouloir rien faire parce que nous serions peut-être en Belgique. Horreur. Non, en fait, c'était un triple froid, quand j'ai répondu "oui" à la question de ma mère "donc si je comprends bien, tu veux toujours des sous pour ton anniversaire ?". Double horreur : non seulement je ne veux pas fêter mon anniv pour ne pas perdre une occasion de partir à Bruxelles, mais en plus, en plus, maintenant, ma mère sait qu'elle contribue à nous payer notre dose de zozo, elle devient complice de notre deal démoniaque.

Je savais que ça ferait des histoires et si je n'ai pas annulé le dîner, c'est parce que j'étais persuadée que le sujet serait évoqué et que j'avais envie d'en découdre d'en finir. Mutine n'en croyait pas ses oreilles. Je sais aussi pourquoi ça gêne tant mes parents : ma grand-mère interroge ma mère depuis plusieurs semaines pour savoir ce que je prévois à mon anniversaire, et maintenant, elle va pouvoir lui répondre "rien" et le "ah bon, mais pourquoi ?" qui suivra la met mal à l'aise parce qu'elle ne répondra pas clairement. Elle se contentera de dire "je ne sais pas, elle n'a pas envie". C'est triste, c'est dommage, c'est pathétique, mais c'est comme ça. Quand on a annoncé à mes parents que Léonidas était dans la boîte, ils nous ont dit qu'ils ne diraient rien à personne. On avait l'impression d'avoir chopé une maladie honteuse...

Alors, si ma grand-mère me demande pourquoi je ne fais rien à mon anniversaire, elle aura droit à une réponse claire : expédition-bébé en Belgique, besoin de temps pour y aller, besoin de sous à ne pas dépenser dans un repas pour 30 personnes dont on ne voit pas la plupart que 3 fois dans l'année, pas envie quoi.

J'aurais 30 ans le 1er juin, on est le 15 mars et je suis déjà fatiguée.

Cactus

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13 mars 2009

Bosse fort

Comme promis, la météo des bosses ! La photo vient d'être prise, nous sommes donc vendredi,, il est 9h32, 3 jours après cette rencontre renversante avec une jolie porte...La bosse en elle-même n'est plus qu'un souvenir, elle s'est atténuée très vite. Le bleu lui est toujours là, subtil mélange de violet et de jaune un peu moche...Vive les franges !

Cactus


2009_03_13_bosse_J3

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10 mars 2009

Même pas mal !

Vous vous souvenez du bleu de Mutine, quand elle s'est prise une belle gamelle en montant sur un monocycle ? A titre de comparaison, voilà ce que je suis capable de faire de mon côté. La partie adverse : une porte métallique de la fin du XIXe siècle, épaisse comme une porte de prison. Le contexte : je tirais un chariot, poussé par une de mes collègues (j'étais donc dos à la dite porte) et j'ai tourné la tête au mauvais moment : boum dans le front.

Le pire dans l'histoire : je n'ai pas mal, à part si l'on appuie dessus évidemment. Ca ne suffira pas à me faire échapper à une visite chez le médecin dès demain matin pour remplir les X papiers de la déclaration d'accident du travail. Je rassure nos fans : je vais bien, la cacoche n'est pas secouée, je n'ai pas de douleur, pas de migraine, je n'ai pas vomi, j'ai mangé normalement à midi, je n'ai pas envie de dormir et tous mes gestes sont bien coordonnés.

Un aperçu de la combinaison bosse + bleu cachée sous la mèche (je voulais aller chez le coiffeur, ça attendra un peu !), admirez au passage mes jolis petit noeils noisette :

P1040087

La version "bleu" (ça ne pas tarder à changer de couleur) :

P1040088

Et la profondeur de la bosse :

P1040091

Cactus

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08 mars 2009

Journée de la femme

Elles arrivent parfois sans crier gare, sont parfois désirées pour se rassurer alors qu'on aimerait tant qu'elles ne commencent pas dans d'autres circonstances. Parfois douloureuses, capricieuses ou encore précises comme un coucou suisse, affublées de différentes surnoms, elles sont le lot de pratiquement toutes les filles, les femmes. En ce huit mars, Arte a programmé une soirée spéciale femmes ce soir. Après la diffusion du film de Chabrol Une affaire de femme, la chaîne prévoit un documentaire intitulé La lune en moi. Arte présente le documentaire ainsi :

Une enquête drôle et décalée sur l'un des grands mystères de la féminité - les règles -, menée par une jeune baroudeuse pleine d'esprit.
            

Comme de nombreuses femmes, Diana, jeune trentenaire, souffre de règles douloureuses. Est-elle en bonne santé ? Ces spasmes ont-ils des racines plus profondes, familiales, sociales, voire culturelles ?
Partant d'un questionnement intime, la cinéaste propose une enquête drôle et iconoclaste, mais on ne peut plus sérieuse, sur la perception des menstruations - un sujet encore largement tenu secret et objet de nombreux préjugés. Car si les règles sont la promesse de fécondité, elles s'accompagnent essentiellement de représentations négatives : impureté, instabilité de l'humeur, manque d'efficacité au travail, superstitions diverses...
De Bratislava (sa ville natale) au Brésil en passant par l'Espagne, Londres et Paris, Diana part à la chasse aux idées reçues et à la recherche d'éventuels remèdes. Une enquête décalée au cours de laquelle elle rencontre des médecins et des experts (anthropologue, sociologue, psychanalyste...), confie une caméra à une jeune fille de 12 ans qui témoigne de ses peurs avant l'arrivée des règles, organise des rencontres avec des femmes dans le même cas qu'elle... Un film enlevé et plein d'humour, mêlant dessins d'enfants, animations, anciennes réclames et fausses publicités.

Je ne sais pas si nous seront encore réveillées à cette heure-là (demain, Mutine retourne travailler après 15 jours d'arrêt-maladie et le réveil risque d'être un peu difficile..) mais le magnétoscope est déjà programmé. Je n'aurais jamais penser faire un post sur ce sujet, mais puisqu'Arte m'en donne l'occasion...Vous nous direz ce que vous en avez pensé !

Cactus

Posté par Mutine et Cactus à 07:54 - Si on s'informait ? - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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